Neuvaine des 2 et 3 février 2016

Marie Rivier, femme de compassion

Vierge Marie, guéris-nous.
Tenons-nous fortement attachées à Jésus Christ.

 (Marie Rivier)

 

Un trésor cache toujours une part de mystère. Il est à découvrir. Il ne se fait connaître qu’aux chercheurs tenaces, ouverts à l’imprévisible et à l’invisible. Telle fut Marie Rivier dès sa petite enfance et durant toute sa vie. Rien ne l’arrête dans sa recherche de Dieu… Malgré les obstacles, elle avance, étonnante de foi, car ses yeux ont vu. (Mère Angèle Dion, Mystère de Compassion)

 

Psaume PTP, p. 64 (65), PTP, p. 775

Parole de Dieu : Colossiens 1, 22-29

 

Dieu vous a réconciliés avec lui, dans le corps du Christ, son corps de chair, par sa mort, afin de vous introduire en sa présence, saints, immaculés, irréprochables. Cela se réalise si vous restez solidement fondés dans la foi, sans vous détourner de l’espérance que vous avez reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute créature sous le ciel. De cet Évangile, moi, Paul, je suis devenu ministre. Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. De cette Église, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu m’a confiée, c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole, le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il a sanctifiés. Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire ! Ce Christ, nous l’annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ. C’est pour cela que je m’épuise à combattre, avec la force du Christ dont la puissance agit en moi.

A l’école de Notre Dame de Pitié, Marinette voit et comprend  peu à peu par le dedans qu’il s’agit là d’une folle histoire d’amour : celle du Fils bien-aimé mort d’amour pour nous. Comme Notre Dame au cœur transpercé, elle portera  toute sa vie la blessure de cette vision, comme un stigmate d’amour l’invitant à être pour Jésus une humanité de surcroît où il puisse en toute liberté laisser transparaître son immense compassion… Laissons-nous entraîner jusqu’au pied de la croix, jusqu’au cœur transpercé d’amour. C’est là dans ce long regard échangé, que Notre Dame de Pitié apprit peu à peu à la petite de Montpezat tout le sérieux de l’amour de Jésus pour l’humanité.  Il nous a aimés et s’est livré pour nous. Elle avancera courageusement ne laissant paraître que sa joie d’appartenir à Dieu. A cette école de la Croix et du Cœur, Marie Rivier éprouve de plus en plus les sentiments de Jésus et de sa Mère. Son cœur ne sait plus qu’aimer, aimer tendrement, intensément, jusqu’au bout. Comme Moïse, elle se fait intercession pour le monde. Avec Marie, sa compassion s’ouvre à toutes les détresses.

Pour Marie Rivier, l’amour de Dieu et l’amour du prochain ne font qu’un. Sa présence aux autres est celle de Jésus Christ et toute sa vie est unifiée dans la seule recherche de Dieu et de sa gloire.

Prenons le temps de regarder Jésus dans les bras de Marie, lui qui a porté nos maladies et s’est chargé de nos douleurs. Par ses blessures, nous sommes guéris.

Ce regard du cœur doit nous amener à prendre au sérieux la parole du Christ, lui dont la compassion pour ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie à eux : J’étais malade et vous m’avez visité…

Chaque jour, au rendez-vous de l’Eucharistie, le Seigneur se met à notre disposition  pour nous ouvrir progressivement  au profond mystère de son insondable compassion. Il se fait effectivement notre salut dans l’aujourd’hui de notre existence personnelle et Il nous apprend à nous perdre pour le salut du monde. (Mère Angèle Dion, extrait de la circulaire Mystère de Compassion, 2002)

L'Apôtre Thomas et les disciples d'Emmaüs sont les témoins de la Résurrection avec lesquels Marie Rivier semble avoir le plus d'affinité. En méditant sur le repas d'Emmaüs, elle est en quelque sorte confirmée dans son charisme d'amour et d'accueil des pauvres. L'évangéliste Luc écrit que Cléopas et son compagnon reconnaissent Jésus quand il rompt le pain.

Marie Rivier reçoit avec foi ce message. Le Christ ressuscité se rencontre dans le partage du pain avec le pauvre. Nous sommes là au cœur de la Bonne Nouvelle du Christ en gloire. Il nous faut l'écouter à nouveau : « Ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25).

Cette foi au Christ Ressuscité qui fait chemin avec les pauvres, les petits et les orphelins charpente le charisme de Marie Rivier.

Dans le sacrement du frère, c'est la rencontre du Ressuscité qui la fait exulter :

Oh! que notre vocation est belle! Elle a ses épreuves, je le sais, mais ne perdons jamais confiance. Dieu nous a marquées dès notre origine du signe que son divin Fils a donné comme preuve de sa divinité : nous avons évangélisé les pauvres! (Daniel Coffigny, Prier 15 jours avec, p.68).

 

Prière de louanges

Seigneur Jésus,
Marie Rivier t'a longuement contemplé  dans les bras de Marie, ta Mère. C'est là que son coeur s'est ouvert à ton mystère de compassion.
Nous te rendons grâces!

Seigneur Jésus,
un amour passionné brûlait le coeur de Marie Rivier. Pour toi, elle a tout quitté, ne cherchant pas d'autre bonheur que celui de procurer ta gloire et d’aimer comme tu aimes.
Nous te rendons grâces !

Seigneur Jésus,
tu as révélé à Marie Rivier ton visage de tendresse et de miséricorde et tu l’as guidée dans le service des pauvres et des petits. Tu as fortifié en son cœur la passion de la miséricorde.
Nous te rendons grâces !

Seigneur Jésus,
par ton Esprit-Saint, tu éveilles en nos cœurs le désir renouvelé de marcher joyeusement à ta suite dans la fidélité à l’Evangile et tu nous as donné le désir de témoigner que tu nous suffis.
Nous te rendons grâces!

Seigneur Jésus,
en ce jour de la fête de notre Fondatrice, nous te rendons grâce.


Tu as rempli son cœur des sentiments de bienveillance, de tendresse et de compassion et elle nous a donné la mission de nous associer à ta mission rédemptrice et de livrer notre vie avec la tienne pour le salut du monde.
Nous te rendons gr
âces!

 

Prions

Dieu notre Père, pour ta gloire et le salut du monde, tu as fait don à ton humble servante, la bienheureuse Marie Rivier, d’une foi vive au service de l’Eglise, d’un zèle ardent pour enseigner l’Evangile et d’un cœur compatissant face à toutes détresses. Nous t’en supplions : brûle nos cœurs d’un amour passionné pour Jésus Christ, Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

 

Je désire que la sainte Vierge vous donne un de ces charbons de feu qui vous embrase de l’Amour de Dieu.

Marie Rivier

Marie, Mère de Miséricorde

Offrez vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu.

Près de la croix, Marie avec Jean, le disciple de l’amour, est témoin des paroles de pardon qui jaillissent des lèvres de Jésus. Le pardon suprême offert à qui l’a crucifié nous montre jusqu’où peut aller la miséricorde de Dieu. Marie atteste que la miséricorde du Fils de Dieu n’a pas de limite Adressons lui l’antique et toujours nouvelle prière du Salve Regina. Elle ne se lasse jamais de poser sur nous un regard miséricordieux, et nous rend dignes de contempler le visage de la miséricorde, son Fils Jésus. (Pape François, Misericordiae vultus, 24).

Psaume 44 (45), PTP, p.763

 

Parole de Dieu : Hébreux 4, 14-16 10, 5-10

En entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

La Vierge Marie est appelée surtout à se réjouir de ce que le Seigneur a accompli en elle. La grâce de Dieu l’a enveloppée, la rendant digne de devenir mère du Christ. Lorsque Gabriel entre dans sa maison, le mystère le plus profond qui va au-delà de toute capacité de la raison, devient pour elle motif de joie, de foi et d’abandon à la parole qui lui est révélée. La plénitude de la grâce est en mesure de transformer le cœur, et le rend capable d’accomplir un acte tellement grand qu’il change l’histoire de l’humanité. … Dieu est non seulement celui qui pardonne le péché, mais en Marie, il va jusqu’à prévenir la faute originelle, que tout homme porte en lui en entrant dans ce monde. C’est l’amour de Dieu qui devance, qui anticipe et qui sauve. (Pape François 8 décembre 2015)

Marie est celle qui, d'une manière particulière et exceptionnelle - plus qu'aucune autre - a expérimenté la miséricorde, et en même temps - toujours d'une manière exceptionnelle - a rendu possible par le sacrifice du cœur sa propre participation à la révélation de la miséricorde divine. Ce sacrifice est étroitement lié à la croix de son Fils, au pied de laquelle elle devait se trouver sur le Calvaire. Le sacrifice de Marie est une participation spécifique à la révélation de la miséricorde, c'est-à-dire de la fidélité absolue de Dieu à son amour, à l'alliance qu'il a voulue de toute éternité et qu'il a conclue dans le temps avec l'homme, avec le peuple, avec l'humanité ; il est la participation à la révélation qui s'est accomplie définitivement à travers la croix. Personne n'a expérimenté autant que la Mère du Crucifié le mystère de la croix, la rencontre bouleversante de la justice divine transcendante avec l'amour : ce «baiser» donné par la miséricorde à la justice. Personne autant que Marie, n'a accueilli aussi profondément dans son cœur ce mystère : mystère divin de la rédemption, qui se réalisa sur le Calvaire par la mort de son Fils, accompagnée du sacrifice de son cœur de mère, de son «fiat» définitif.

Marie est donc celle qui connaît le plus à fond le mystère de la miséricorde divine. Elle en sait le prix, et sait combien il est grand. (Jean Paul II, extrait de Dives in Miséricordia, n°9)

Marie par son oui a ouvert la porte à Dieu pour dénouer le nœud de l’ancienne désobéissance. Avec patience et tendresse, elle nous conduit à Dieu. Femme de foi, elle nous dira certainement : Va chez le Seigneur : lui te comprend. Et elle nous conduit par la main vers la tendresse du Père de la miséricorde.

Ce qui s’est produit dans la Vierge Marie de manière unique, se réalise aussi sur le plan spirituel quand nous accueillons la Parole de Dieu avec un cœur bon et sincère et que nous la mettons en pratique. C’est comme si Dieu prenait chair en nous, il vient habiter en nous, car il prend demeure en ceux qui l’aiment et observent sa parole. Il n’est pas facile de comprendre cela, mais oui, c’est facile de le sentir dans le cœur.

Marie était toujours avec Jésus. Cette croix, elle l’a portée. Quand est arrivée l’heure de Jésus, l’heure de la passion, la foi de Marie a été la petite flamme dans la nuit. Au pied de la croix, le Christ nous conduit à Marie, car il ne veut pas que nous marchions sans une mère Comme une vraie Mère, elle marche avec nous, lutte avec nous, et répand sans cesse la proximité de l’amour de Dieu. (Pape François, l’Eglise de la miséricorde, p. 163-168).

Personne n’a connu comme Marie la profondeur du mystère de Dieu fait homme. Sa vie entière fut modelée par la présence de la miséricorde faite chair. La Mère du Crucifié Ressuscité est entrée dans le sanctuaire de la miséricorde divine en participant intimement au mystère de son amour. (Pape François, Misericordiae vultus, 24).

 

Prière d’intercession 

Tournons nos regards vers le Dieu de miséricorde qui a associé Marie à son plan divin pour le salut du genre humain.

  1. Exauce-nous Seigneur de gloire.

Seigneur, en ce jour de clôture de l’année de la vie consacrée, nous te prions : donne l’abondance de ta Vie à toutes les personnes qui te sont consacrées pour le service de l’Eglise ; fais que leur don total soit pour elles source de joie ; rends-les infatigables dans leur ministère, généreuses dans leur sacrifice ; et que leur exemple permette à d’autres d’ouvrir leur cœur pour entendre ton appel et te suivre. R.

Seigneur, nous te prions pour l’Eglise qui proclame que Dieu nous a sauvés par son Verbe fait chair dans le sein de la Vierge Marie. Prions aussi pour ses pasteurs: le Pape, les évêques, les prêtres et les diacres, afin que le Seigneur leur accorde ses grâces, l’amour et la force de pouvoir bien guider tous ses enfants. R.

Seigneur, nous te prions pour les malades, les désespérés, les victimes des guerres et de la violence. Que Dieu suscite autour d’eux des hommes et des femmes, témoins de ton amour miséricordieux. R.

Seigneur, nous te prions pour que notre vie offerte avec celle de Jésus se présentant au Temple soit tout entière adoration et adhésion au vouloir du Père, miséricorde et offrande pour le salut de l’humanité.  R.

 

Prions

Vierge Marie, Mère de miséricorde, aide-nous à être témoin de la tendresse infinie du Père, par l’unité, le service, la justice et l’amour pour tous afin que l’Evangile parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. Mère de compassion, source de l’offrande généreuse, prie pour nous. Amen.

 

Nous sommes partout et en tout temps présence de Jésus Christ, annonce de l’Evangile de la miséricorde (D 46a).

Cœur de Jésus, cœur de compassion - c’est l’heure de la miséricorde

 Le cœur de Jésus, c’est le cœur de l’Eglise.

 Marie Rivier

 

Laissons-nous surprendre par Dieu. Il ne se lasse jamais d’ouvrir la porte de son coeur pour répéter qu’il nous aime et qu’il veut partager sa vie avec nous. L’Eglise ressent fortement l’urgence d’annoncer la miséricorde de Dieu. La vie de l’Eglise est authentique et crédible lorsque la miséricorde est l’objet d’une annonce convaincante. Elle sait que sa mission première, est de faire entrer tout un chacun dans le grand mystère de la miséricorde de Dieu, en contemplant le visage du Christ. (Pape François, Misericordiae vultus, 25).

 

Psaumes PTP, p. 117 (118), PTP, p. 616-617

 

Parole de Dieu : Matthieu 11, 25-30

Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.     Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.     Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.     Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.  Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Le cœur de Jésus c’est son intérieur ; ce sont ses vertus, son amour pour son Père et pour tous les hommes ; c’est son humilité, sa douceur ; ce sont les sentiments dont il a été affecté dans tout le cours de sa vie et de sa passion. Sentiments du zèle le plus ardent pour son Père, sentiments de bonté, de tendresse, de compassion pour nous et du désir le plus vif de nous rendre heureux jusqu’à sacrifier sa vie.

Le Cœur de Jésus est le chef d’œuvre du Saint Esprit et le centre de son repos.

Le Cœur de Jésus, c’est le cœur de l’Eglise.

Le Coeur de Jésus est un cœur d’amour, un cœur de feu,  une fournaise de charité pour tous les hommes.

Il est juste que nous le regardions comme un cachet royal et divin et que nous l’imprimions sur notre coeur, afin d’en recevoir tous les traits et de nous souvenir par-là que nous sommes absolument à Jésus Christ. Mettez-moi, dit-il lui-même, comme un cachet sur votre cœur (Ct 8, 6).

Si nous avons le bonheur de nous faire une demeure dans ce divin cœur, nous serons bientôt embrasées de son amour, de zèle pour sa gloire et nous serons bien éloignées de refuser quelque chose à celui qui a tout fait et tout souffert pour nous, à celui qui nous offre dans son cœur sacré des richesses immenses et tous les trésors de sa grâce.

Ce cœur d’un Dieu nous est ouvert ; entrons-y hardiment. En tout et partout, abîmez-vous dans cet océan d’amour et de charité ; et, s’il est possible n’en sortez plus que vous ne soyez pénétrées  du feu dont ce Cœur est embrasé pour Dieu et pour les hommes. (Marie Rivier, Ecrits Spirituels, sur la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, p. 43ss)

 

Prière d’intercession

Coeur de Jésus, temple saint de Dieu, tabernacle du Très-Haut, maison de Dieu et porte du ciel. R. Ayez pitié de nous.

Coeur de Jésus, fournaise ardente de charité, sanctuaire de la justice et de l'amour, R.

Coeur de Jésus, plein d'amour et de bonté, abîme de toutes les vertus, salut de ceux qui espèrent en vous, R.

Coeur de Jésus, très digne de toutes louanges, roi et centre de tous les coeurs, en qui se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la science, R.

Coeur de Jésus, patient et très miséricordieux, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, source de vie et de sainteté, R.

Coeur de Jésus, obéissant jusqu'à la mort, percé par la lance, notre vie et notre résurrection, R.

Jésus, doux et humble de coeur, rendez notre coeur semblable au vôtre. R.

 

Prions.

O Dieu, dont la Miséricorde n’a pas de bornes et dont la compassion est inépuisable, jette un regard favorable sur nous et multiplie en nous les œuvres de ta miséricorde, afin que, même au milieu des plus grandes épreuves, nous gardions la confiance. Donne-nous un cœur de compassion afin que nous témoignons de quel amour tu nous aimes. Nous te le demandons

 

Le temps de Dieu, c’est le temps de la miséricorde.

Vivre la miséricorde

Vivre chaque jour la miséricorde que le Père répand sur nous depuis toujours.

 

Pour être capable de miséricorde, il nous faut donc d’abord nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu. Cela veut dire qu’il nous faut retrouver la valeur du silence pour méditer la Parole qui nous est adressée. C’est ainsi qu’il est possible de contempler la miséricorde de Dieu et d’en faire notre style de vie.  (Pape François, Misericordiae vultus, 13).

Psaume 85 (86), PTP, p. 921

Parole de Dieu : Luc 7, 36-50

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. (…) Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

 

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, Misericordiae vultus, 15).

Dieu a besoin de nous pour vivre en nous la miséricorde et pour que nous devenions miséricorde.

Je vais t’aider mon Dieu à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. Une chose cependant m’apparaît de plus en plus claire : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais c’est à nous de t’aider. Et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes. La seule chose qui compte : un peu de toi en nous,  Seigneur…. Il m’apparaît de plus en plus clairement à chaque pulsation de mon cœur que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous. Je vais t’aider mon Dieu à ne pas t’éteindre en moi, car c’est bien la chose qu’il importe de sauver : un peu de toi en nous,  Seigneur.

Je te suivrai partout, mon Dieu. Où que je sois, j’essaierai d’irradier un peu d’amour, de ce véritable amour du prochain qui est en moi.

Toi qui m’as enrichie, mon Dieu, permets-moi aussi de donner à pleines mains. Ma vie s’est muée en dialogue ininterrompu avec toi, mon Dieu, un long dialogue. (P. Dreyer, Une voix bouleversée, Etty Ellison )

Dieu m’a donné sa miséricorde infinie et c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections divines. Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même me semble revêtue d’amour.

Le Père veut que je l’aime parce qu’il m’a remis non pas beaucoup, mais tout. Il n’a pas attendu que je l’aime beaucoup, mais il a voulu que je sache comment il m’avait aimée d’un amour d’ineffable prévoyance, afin que maintenant je l’aime à la folie. Pour croire en la miséricorde, il faut se savoir aimé de Dieu et répondre à son amour par notre totale mesure d’aimer.

L’amour miséricordieux du Seigneur désire embraser les âmes. (Thérèse de Lisieux, extrait des manuscrits)

Demandons au Seigneur : Seigneur, donne-nous d’être toujours plus unis, de n’être jamais instrument de division. Fais que nous nous engagions, comme le dit une belle prière franciscaine, à apporter l’amour là où existe la haine, à apporter le pardon là où se trouve l’offense, à apporter l’union là où se trouve la discorde. (Pape François)

 

Prière d’intercession

J’étais malade et vous m’avez visité ; j’avais faim et vous m’avez nourri ; nu et vous m’avez vêtu.

Afin que nous soyons témoins de la compassion de Jésus et de son amour miséricordieux pour tous,  prions le Seigneur.

Il a porté nos maladies. Il a pris sur lui nos blessures. Par ses souffrances nous sommes guéris.

Jésus Christ est venu guérir et sauver ceux qui étaient perdus. Afin que nous soyons attentives aux vrais besoins de notre monde et ouvertes à toutes détresses, prions le Seigneur.

Il faut toujours prier sans jamais se lasser.

Marie Rivier nous laisse en héritage l’esprit de prière. Afin que nous devenions prière féconde pour notre monde et que toute notre vie soit service et louange de Dieu, prions le Seigneur.

Partons ailleurs afin que là aussi je proclame la Bonne nouvelle.

Tant qu’il y aura un coin de terre où Jésus Christ ne sera pas connu et aimé, je ne saurais être en repos. Afin que nous ayons toujours la passion apostolique et missionnaire de notre fondatrice, prions le Seigneur.

 

Prions

Dieu notre Père, tu as accordé ta miséricorde aux justes et aux pécheurs. Apprends-nous à vivre ta miséricorde ; donne-nous de savoir pardonner, servir et aimer. Fais-nous découvrir chaque jour que ta sainteté se déploie dans ta miséricorde. Nous te le demandons par Jésus Christ, ton Fils…

 

Engageons-nous à être miséricorde avec les autres comme le Père l’est avec nous.

Pape François

Dieu de tendresse et de compassion

Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé (Jn 10, 9)

                       

Au cours de cette année sainte, laissons-nous surprendre par Dieu. Il ne se lasse jamais d’ouvrir la porte de son coeur pour répéter qu’il nous aime et qu’il veut partager sa vie avec nous. Du cœur de la Trinité, du plus profond du mystère de Dieu, jaillit et coule sans cesse le grand fleuve de la miséricorde. Cette source ne sera jamais épuisée pour tous ceux qui s’en approcheront. (Pape François, Misericordiae vultus, 24).

Paumes : 39 (40), PTP, p. 760

Parole de Dieu : Jean 10, 7-15

Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. (…)Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Pilate a vu ce pasteur, les juifs l'ont vu, conduit à la croix pour son troupeau, comme le choeur des Prophètes qui, bien avant la Passion, annonçaient clairement : « Comme un agneau il est conduit à la boucherie, comme devant les tondeurs une brebis muette. » Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient. Il n'a pas subi la Passion, il l'a voulue pour ses brebis : « J'ai le pouvoir de donner ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre.» II détruit la passion par sa Passion, la mort par sa mort ; par son tombeau, il ouvre les tombeaux, il ébranle les enfers, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le  Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies. On le voit aux enfers ; il donne l'ordre d'en sortir. On le voit renouveler l'appel à la vie. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » : c'est ainsi qu'il cherche l'amour de ses brebis. Aime le Christ celui qui sait entendre sa voix. (Saint Basile)

Celui qui entre par la porte est celui qui entre par Jésus-Christ, qui imite la passion de Jésus-Christ, qui connaît l'humilité de Jésus-Christ. Quel est celui qui fait véritablement sortir les brebis, si ce n'est celui qui leur remet leurs péchés, afin qu'elles puissent le suivre délivrées des lourdes chaînes de leur esclavage ? Et lorsqu'il a fait sortir ses brebis, il marche devant elles. (Saint Augustin)

Cette Année Sainte extraordinaire est un don de grâce. Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la miséricorde du Père qui nous accueille tous et va à la rencontre de chacun personnellement. Ce sera une Année pour grandir dans la conviction de la miséricorde.

Que de tort est fait à Dieu et à sa grâce lorsqu’on affirme avant tout que les péchés sont punis par son jugement, sans mettre en avant au contraire qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde (cf. Augustin, De praedestinatione sanctorum 12, 24) ! Oui, c’est vraiment ainsi. Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement, et dans tous les cas le jugement de Dieu sera toujours à la lumière de sa miséricorde. Traverser la Porte Sainte nous fait donc nous sentir participants de ce mystère d’amour. Abandonnons toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne sied pas à celui qui est aimé ; vivons plutôt la joie de la rencontre avec la grâce qui transforme tout. (Pape François)

Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. C’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché.  (Pape François, Misericordiae vultus, 2)

Toutes les brebis doivent passer par Jésus Christ. Elles obtiendront un double avantage. Elles gagneront la liberté et la vie en plénitude. Jésus se présente comme une source inépuisable de vie pour tous les hommes. Jésus est la Porte. En dehors de lui, personne ne peut prétendre apporter le salut aux hommes. Jésus se présente comme le nouveau temple en qui tous trouveront la liberté et la vie. (Alain Marchadour)

 

Prière de louange et d’intercession

  1. Nous te prions Seigneur et nous te bénissons

Nous te rendons grâce, ô Jésus Christ, tu es le bon Berger ! Chacune de tes brebis, tu la connais et tu l'appelles par son nom. Donne-nous de toujours reconnaître l'appel de ta voix. R.

Nous te rendons grâce, ô Jésus Christ, tu es le bon Berger ! Tu viens pour que nous ayons la vie : arrache-nous à la séduction du mercenaire, garde-nous du loup qui disperse, donne-nous ta propre vie en surabondance. R.

Nous te rendons grâce, ô Jésus Christ, tu es le bon Berger ! Tu nous ouvres la porte du bercail. Que ta tendresse nous accompagne tout au long du chemin. R.

Nous te rendons grâce, ô Jésus Christ, tu es le bon Berger ! Quand nous sommes égarés, tu nous ramènes, quand nous sommes blessés, tu nous soignes, quand nous sommes malades, tu nous guéris, et quand nous sommes bien portants, tu veilles sur nous. R.

Nous te rendons grâce, ô Jésus Christ, tu es le bon Berger ! La brebis perdue, au prix de ta vie, tu es venu la chercher. La brebis, c'est chacun de nous et ta joie est si grande de la retrouver que tu la ramènes au bercail sur tes épaules. R.

 

Prions 

Nous te bénissons et nous te prions, Seigneur Jésus Christ, bon Berger, pour ce jour où tu rassembleras tous les hommes dans l'enclos de ton amour, la maison du Père, lorsqu'il n'y aura plus qu'un seul troupeau et qu'un seul Pasteur. A toi la gloire pour les siècles sans fin.

Fais aux autres le bien que tu n’as pas reçu.

Pape François

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