21 novembre : Marie, Mère de miséricorde et d’offrande

Tu es toute belle, ô Marie. En toi, se trouve la joie parfaite de la vie bienheureuse avec Dieu. Ce jour de ton offrande marque l’aurore d’un temps nouveau. Tu es l’Église offerte, l’Église de la miséricorde, tu es l’humanité dont les mains et le cœur sont ouverts à l’action de l’Esprit Saint. Aujourd’hui, nous te bénissons.


Office de la Présentation de Marie


Parole de Dieu : Matthieu 12, 46 – 50

Commentaire :

Consacrée à Dieu, Marie l'est dès l'origine puisqu'elle est l'Immaculée Conception, pleine de grâce, chef d'œuvre de la grâce. S'applique à Marie, Mère de l'Eglise, ce que saint Paul dit de l'Eglise elle-même : Le Christ a aimé l'Eglise... Il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni rien de tel, mais sainte et immaculée.

C'est lorsqu'elle vient, avec Joseph, présenter son enfant qu'elle entend, de la bouche de Siméon, la première annonce de la Passion. Il doit être un signe en butte à la contradiction. Et Siméon ajoute : Et toi-même, une épée te transpercera l'âme !  Au Golgotha, la lance du centurion, en ouvrant le côté du Seigneur, transpercera aussi le cœur de sa mère. Marie offrant son Fils dans la maison du Père préfigure l'Eglise présentant, dans l'Eucharistie, l'offrande même du Christ. Elle est toute offrande.

Marie a-t-elle entendu la parole de Jésus, déclarant : Détruisez ce temple et moi, en trois jours, je le relèverai ? Au moment du procès, cette parole, déformée, servira à l'accuser. Comme si Jésus avait envisagé de détruire le Temple, la maison de son Père !  Les disciples comprirent, plus tard, après la Résurrection, qu'il avait parlé de son corps. Ce corps qui subira la Passion, c'est dans le sein de Marie qu'il avait été conçu et qu'il avait commencé de grandir. C'est elle qui lui avait donné cette humanité en laquelle Dieu s'est plu à faire habiter toute la plénitude,... en faisant la paix par le sang de sa croix. Elle est toute offrande.

Juste avant sa Passion, Jésus fit l'éloge d'une pauvre veuve qui versait son offrande dans le trésor du Temple : deux piécettes, comme les deux jeunes colombes offertes lors de la Présentation de Jésus. L'offrande des pauvres. Cette veuve fait penser à Marie : certes, son Fils ressuscitera et, sur la croix, il lui aura donné un fils pour la prendre chez lui : le disciple bien-aimé. Mais, si attentionné que soit ce fils adoptif, il ne saurait remplacer tout-à-fait le fruit de ses entrailles. De la part de Marie, encore un dépouillement, encore une offrande.

Par bien des aspects, la fête de la Présentation nous renvoie donc à la croix. Mais la croix débouche sur la Résurrection et la Jérusalem céleste dans laquelle Marie est entrée, la première. Là, il n'y a plus de temple : C'est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l'Agneau.

Marie est le modèle de l’Eglise, qui comme elle, se consacre au service de son Dieu par un don total de tout son être. La Vierge est aussi le véritable Temple. En ce jour, nous nous rappelons que Marie fut le premier Temple dans lequel Dieu ait personnellement résidé puisque, pendant un temps, le Verbe incarné a habité en son sein.

Prolongeant notre méditation à la lumière de l’enseignement de Saint Paul : Vous êtes le temple de Dieu, il apparaît juste et bon de prendre chez nous Marie, afin qu’elle continue dans le Temple de nos cœurs, le service du Dieu vivant. (Mgr Jacques Perrier)


Cantique évangélique : Réjouis-toi Marie, pleine de grâce.

Prière universelle

Marie, fille d’Israël, tu as proclamé la miséricorde offerte à toute l’humanité par l’amour bienveillant du Père.

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Marie, Vierge sainte, servante du Seigneur, tu as porté en ton sein le fruit précieux de la miséricorde divine, prie pour nous.

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Marie, toi qui as gardé en ton cœur les paroles du salut, tu témoignes devant le monde de l’absolue fidélité de Dieu à son amour. Prie pour nous.

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Marie, toi qui as suivi Jésus jusqu’au pied de la croix, dans le fiat de ton cœur de Mère, tu as communié sans réserve au sacrifice rédempteur. Prie pour nous.

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Marie, Mère de miséricorde, montre à tes enfants le cœur de Jésus que tu as vu ouvert pour être à jamais source de vie. Prie pour nous.  

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Marie, Mère attentive aux épreuves de tous nos frères et sœurs en humanité, conduis-les tous sur le chemin du salut. Prie pour nous.

  1. Marie, notre Mère, priez pour nous.

Notre Père

Prions :

Dieu, Père tout puissant, fais que tous tes enfants comprennent que sur le chemin qui mène à toi, ils sont accompagnés avec bonté, par Marie, icône du pur amour, de toute offrande, choisie par toi, pour être Mère du Christ et Mère de l’Eglise. Nous te le demandons par le Christ Notre Seigneur…

20 novembre : Marie, Mère de l’Eglise

Marie au Cénacle a engendré l’Eglise. Par sa présence au milieu des disciples, par la ferveur de sa prière, elle était le cœur de la première communauté chrétienne. Inspiratrice de foi et d’espérance, elle a éduqué les Apôtres par son silence et sa disponibilité aux attentes de Dieu.

Hymne : au choix

Antienne : Heureux les habitants de ta maison, ils pourront te chanter encore.

Psaumes : Lundi 3ème semaine, PTP, p. 886

Parole de Dieu : Actes 1, 8-14

Commentaire :

Marie est tellement liée au grand mystère de l’Eglise, qu’elle et l’Eglise sont inséparables, tout comme le Christ et sa mère sont inséparables. Marie reflète l’Eglise, elle l’anticipe dans sa personne, et, dans toutes les tribulations qui frappent l’Eglise qui souffre et qui œuvre ; elle reste toujours l’étoile du salut. C’est elle qui est son centre véritable en qui nous avons confiance, même si bien souvent ce qui est autour pèse sur notre âme… En Marie, l’Immaculée, nous rencontrons l’essence de l’Eglise d’une manière qui n’est pas déformée. Nous devons apprendre d’elle à devenir nous-mêmes des âmes ecclésiales, pour pouvoir nous aussi, selon la parole de saint Paul, nous présenter immaculés devant le Seigneur, tels qu’Il nous a voulus dès le commencement (Benoit XVI).

L’Église est mère, comme Marie. En elle nous avons un modèle. L’accueillir, comme Marie qui n’a pas dominé ni ne s’est appropriée la Parole de Dieu, mais, au contraire, l’a accueillie, l’a portée dans son sein et l’a donnée.

L’engagement, le véritable engagement surgit de l’amour envers des hommes et des femmes, envers des enfants et des vieillards, des populations et des communautés… des visages et des noms qui remplissent le cœur. De ces graines d’espérance semées patiemment dans les périphéries oubliées de la planète, de ces bourgeons de tendresse qui luttent pour subsister dans l’obscurité de l’exclusion, croîtront de grands arbres, surgiront des forêts denses d’espérance pour oxygéner ce monde.

Invoquons l’intercession de Marie, Mère de l’Église, qui a souffert elle-même l’exclusion à cause des calomnies et de l’exil, afin qu’elle nous obtienne d’être des serviteurs fidèles à Dieu. Qu’elle nous enseigne, elle qui est la Mère, à ne pas avoir peur d’accueillir avec tendresse les exclus ; à ne pas avoir peur de la tendresse et de la compassion. Que de fois nous avons peur de la tendresse ! Qu’elle nous revête de patience pour les accompagner sur leur chemin, sans chercher les résultats d’un succès mondain ; qu’elle nous montre Jésus et nous fasse marcher comme lui.

En elle, est présente la véritable Sion, celle qui est pure, la demeure vivante de Dieu. En elle, demeure le Seigneur ; en elle, il trouve le lieu de Son repos. Elle est la maison vivante de Dieu, qui n’habite pas dans des édifices de pierre, mais dans le cœur de l’homme vivant. Marie est l’Israël saint ; elle dit oui au Seigneur, se met pleinement à sa disposition et devient ainsi le temple vivant de Dieu.

Cantique évangélique : Vous êtes le temple de Dieu, la maison qu’il construit.


Prière universelle

En ce jour de clôture de l’année sainte de la miséricorde, nous supplions le Seigneur par la médiation de Marie.

  1. Qu’elle intercède pour nous auprès de Dieu.

Marie, Mère de l’Eglise, tu es demeurée toute ta vie en intime communion avec ton peuple, communiant de manière unique à l’œuvre de notre rédemption. Nous nous réfugions sous ta miséricorde. A ta prière, que notre espérance reste vivante.

  1. Qu’elle intercède pour nous auprès de Dieu.

Vierge Marie, soutiens l’Eglise de ta prière pour qu’elle s’avance dans un grand élan de foi et continue à transmettre au monde le message de l’Evangile de la miséricorde que ton Fils lui a confié. A ta prière, que notre espérance reste vivante.

  1. Qu’elle intercède pour nous auprès de Dieu.

Vierge Marie, que cette année jubilaire vécue dans la miséricorde, apporte une nouvelle renaissance à l’Eglise afin que tous les peuples expérimentent la miséricorde de Dieu. A ta prière, que notre espérance reste vivante.

  1. Qu’elle intercède pour nous auprès de Dieu.

Notre Père

Prions : En toi, Marie, se trouve la joie parfaite de la vie avec Dieu. Tout au long de cette année de grâce, tu as accompagné tes enfants sur le chemin de la miséricorde et du pardon. Que la beauté de l’amour miséricordieux de Dieu en Jésus demeure en nous. Que par nous, son amour se propage dans notre monde en soif de miséricorde, de paix, de tendresse et de compassion. Nous te le demandons…

19 novembre : Marie, Mère à l’écoute des pauvres

L’Esprit Saint guide nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la Miséricorde qui se communique à nos cœurs, c’est lui qui fortifie notre foi. Mets ta main dans mon côté. Accueillons la parole du Christ vainqueur de tout mal et avançons sur les chemins de foi, sur les sentiers qu’il nous indique. Demeurons avec le cœur ouvert, pour que l’Esprit puisse le transformer ; et ainsi, pardonnés et réconciliés, devenons des témoins de la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité, vivant au milieu de nous.

Hymne : au choix

Antienne : Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne va au Père que par moi.

Psaumes : 33 (34), PTP, p. 725 ; 15 (16), PTP, p.729

Parole de Dieu : Jean 20, 19-20 ; 24 – 29

Commentaire :

Thomas ne croyait pas, et a trouvé la foi en touchant des mains dans les plaies de Jésus. Une foi qui n’est pas capable de toucher les plaies du Christ n’est pas la Foi ! Une Foi qui n’est pas capable d’être miséricordieuse, n’est pas la Foi ! Notre Foi est incarnée ! Dieu s’est fait chair pour nous, a souffert pour nous ! Et si nous voulons vraiment y croire, nous devons nous approcher des plaies du Seigneur, les caresser, baisser la tête, et laisser les autres caresser nos plaies. Chaque infirmité peut trouver dans la miséricorde de Dieu un secours efficace. Sa miséricorde, en effet, ne s’arrête pas à distance : il désire venir à la rencontre de toutes les pauvretés et libérer des nombreuses formes d’esclavage qui affligent notre monde. Il veut rejoindre les blessures de chacun, pour les soigner.

Être apôtre de miséricorde signifie toucher et caresser ses plaies, présentes aussi aujourd’hui dans le corps et dans l’âme de tant de ses frères et sœurs. En soignant ces plaies nous professons Jésus, nous le rendons présent et vivant ; nous permettons à d’autres, de toucher de la main sa miséricorde, de le reconnaître Seigneur et Dieu comme fit l’Apôtre Thomas.

C’est cela la mission qui nous a été confiée. Tant de personnes demandent d’être écoutées et comprises. L’Évangile de la miséricorde, à annoncer et à écrire dans la vie, cherche des personnes au cœur patient et ouvert, bons samaritains qui connaissent la compassion et le silence face au mystère du frère et de la sœur ; il demande des serviteurs généreux et joyeux, qui aiment gratuitement sans rien exiger en échange.

Il est bien alors que ce soit l’Esprit Saint qui guide nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la Miséricorde qui se communique à nos cœurs. Demeurons avec le cœur ouvert, pour que l’Esprit puisse le transformer ; et ainsi, pardonnés et réconciliés, devenons des témoins de la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité, vivant au milieu de nous.


Cantique évangélique : Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu.

Prière d’intercession

Invoquons la Vierge Marie. Qu’elle nous aide à nous laisser surprendre par Dieu sans opposer de résistance, à lui être fidèles chaque jour, à le louer et à le remercier, car c’est lui notre force. 

  1. Seigneur écoute-nous, Seigneur exauce-nous.

Seigneur, pardonne tous ceux qui sont sourds aux cris des hommes, qui cherchent à nuire aux autres. Redonne-leur ta sensibilité et ta miséricorde envers les êtres humains. Nous te prions. R.

Seigneur, que ta parole imprègne le cœur de chaque baptisé, qu’elle le fasse grandir dans la foi et le rende disponible pour servir celui qui est son prochain. Nous te prions. R.

Seigneur, ton Fils est venu pour sauver les pécheurs. Libère ceux qui se culpabilisent pour les fautes qu’ils ont commis, pour ceux qui sont plongés dans la haine, ôte l’obscurité dans leurs cœurs qui les empêchent de voir la vérité qui libère. Nous te prions. R.

Seigneur, tu es toujours prêt à redonner à ceux qui courent vers toi leur pleine dignité d’enfant de Dieu. Augmente notre foi en Jésus mort et ressuscité, nous t’en prions. R.


Notre Père

Prions : Que notre pensée se tourne vers la Mère de la Miséricorde. Que la douceur de son regard nous accompagne afin que nous redécouvrions la joie de la tendresse de Dieu et vivions de la foi en Jésus ressuscité. Nous te le demandons, Père, par Jésus ton Fils…

 

18 novembre : Marie, Mère de tendresse et de beauté

Marie, Mère de tendresse et de beauté, n’a rien à prononcer, à démontrer. La miséricorde est beauté. Marie est là, présence de beauté, de bonté et d’amour. La profondeur de son regard révèle la splendeur de Celui qui est le Bien et parle au cœur. Contempler Marie, c’est se laisser revêtir par elle de la beauté de Jésus Christ.

Hymne : au choix

Antienne : Que tu es belle, ô Marie, car ton sourire vient illuminer nos visages.

Psaume : 44 (45), PTP, p. 763

Parole de Dieu : Sagesse 7, 25-8, 2

Commentaire :

Dieu dans son regard de miséricorde pour ses créatures blessées, est totalement créateur de leur bonté, de leur intégrité et de leur beauté qu’il restaure. Saint Augustin rappelle que Dieu ne nous aime pas parce que nous sommes bons, mais nous sommes bons parce que Dieu nous aime.

Dieu vit que cela était bon, ce n’est pas qu’il eût besoin de voir pour savoir que c’était bon ; c’est parce que c’était bon qu’il vit. Il honora, scella et accomplit la bonté de ses œuvres par la faveur qu’il leur fît de son regard. (Tertullien)

Un acte de miséricorde, tout comme la beauté d’une œuvre, ouvre à la transcendance sur un au-delà où le croyant pourra découvrir une présence de Dieu.

L’annonce de la Bonne nouvelle de Jésus Christ, Fils de Dieu, est un chemin de beauté. Annoncer le Christ signifie montrer que croire en lui et le suivre n’est pas seulement quelque chose de vrai et de juste, mais aussi quelque chose de beau, capable de combler une vie d’une splendeur nouvelle et d’une joie profonde, même dans les épreuves. Toutes les expressions d’authentique beauté peuvent être reconnues comme un sentier qui conduit à Jésus par Marie.

En réalité, ce n’est pas la beauté qui sauvera le monde, mais la Miséricorde qui est beauté.  Cette beauté si attirante du Christ en sa passion : Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi. Cette beauté resplendit en Jésus Christ mort et ressuscité et dans la vie de tant de saints, profondément bons, témoins de miséricorde, dans le monde.

Tard je t’ai aimé beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimé. (Saint Augustin) Et il poursuit : Nous l’avons vu, il n’avait ni apparence, ni beauté ; il y a une grande beauté si nous considérons la miséricorde qui l’a réduit en cet état. Pour ceux qui le comprennent, il y a dans le Verbe qui s’est fait chair une beauté suprême. Il est beau comme Dieu puisque le Verbe est Dieu. Il est beau dans le sein de la Vierge où il se revêt de la nature humaine sans se dépouiller de la nature divine. Il est beau dans sa naissance, il est beau dans ses miracles et beau dans la flagellation, beau sur la croix, beau dans le sépulcre, beau dans le ciel. Que l’infirmité de la chair ne détourne point vos yeux de la splendeur et de la beauté de cet époux.

Croire en Jésus signifie lui offrir notre chair, avec l’humilité et le courage de Marie, pour qu’il puisse continuer d’habiter au milieu des hommes; croire en Jésus signifie lui offrir nos mains pour caresser les petits et les pauvres; nos pieds pour aller à la rencontre de nos frères; nos bras pour soutenir celui qui est faible; notre esprit pour penser et faire des projets à la lumière de l’Évangile; surtout notre cœur pour aimer et prendre des décisions selon la volonté de Dieu. Tout cela se réalise grâce à l’action de l’Esprit Saint. Laissons-nous guider par Lui !

La beauté, comme la miséricorde panse les blessures, console les tristesses, apaise les rivalités. L’une et l’autre n’ont rien à prouver.

Beauté de la nature que l’on respecte, beauté d’œuvres d’art et beauté de ceux et celles qui font le bien qui montrent la miséricorde en actes.

Cantique évangélique : L’amour du Seigneur n’est pas épuisé. Sa compassion, chaque matin, se renouvelle.

Prière d’intercession

Avec la Vierge Marie, nous sommes appelées à faire resplendir la beauté de l’humanité et de la création.

  1. Entend Seigneur la prière qui monte de nos cœurs

Pour les personnes qui se dévouent pour l’annonce de l’Evangile, qui œuvrent avec miséricorde pour les blessés, les déshérités de la vie afin qu’elles les entourent d’une sobre et paisible beauté comme d’une source qui désaltère. Prions le Seigneur. R.

Pour que les chrétiens annoncent au monde l’Evangile qui est cheminement vers la plénitude de la vie. Qu’ils témoignent de la beauté de Dieu dans le respect de toute personne, reflet de la beauté de Dieu, prions le Seigneur. R.

Pour que tous les peuples reconnaissent la beauté de la création reçue comme un don gratuit, et respectent la nature, reflet de la bonté de Dieu. Qu’ils en prennent soin, en la cultivant et la protégeant pour les générations futures, prions le Seigneur. R.


Notre Père

Prions : Seigneur Jésus, Dieu de toutes les tendresses et de toutes les miséricordes, nous te prions pour notre monde. Donne-lui de te voir en toute la création et d’y reconnaître ta présence. Nous te le demandons par Marie, visage parfait de ta beauté, à toi, vis pour les siècles des siècles.

17 novembre : Cœur de Marie, cœur de Dieu

La miséricorde de Dieu est en croissance continuelle. Dieu ne se fatigue jamais de l’exprimer et nous ne devrions jamais nous habituer à la recevoir, à la rechercher et à la désirer. Marie épouse le cœur de Jésus. Elle apporte ce qu’elle a de plus précieux : Jésus et sa Parole.

Hymne : au choix

Antienne : Béni soit Dieu, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort.

Psaume : 85 (86), PTP, p.920 ; 96 (97), PTP, p. 793

Parole de Dieu : Jacques 2, 14-18 et I Corinthiens 13, 2

Commentaire :

La miséricorde est avant tout la proximité de Dieu avec son peuple. Une proximité qui se manifeste principalement comme aide et protection. C’est la proximité d’un père et d’une mère qui se reflète dans une belle image du prophète Osée : Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger.

Avec patience et tendresse, Marie nous conduit à Dieu et Dieu nous conduit à Marie car il ne veut pas que nous marchions sans une mère. Comme une vraie mère, elle marche avec nous, lutte avec nous et répand sans cesse la proximité de l’amour de Dieu. Femme de foi, elle nous conduit par la main vers la tendresse du Père des miséricordes.

En Jésus, non seulement nous pouvons toucher de la main la miséricorde du Père, mais nous sommes poussés à devenir nous-mêmes instrument de sa miséricorde. Il peut être facile de parler de miséricorde, alors qu’il est plus engageant d’en devenir concrètement des témoins. C’est un parcours qui dure toute la vie et ne devrait connaître aucune pause. La miséricorde ne peut jamais nous laisser tranquilles.

C’est l’amour du Christ qui nous inquiète tant que nous n’avons pas atteint l’objectif ; qui nous pousse à embrasser et à serrer contre nous, à impliquer tous ceux qui ont besoin de miséricorde pour permettre à tous d’être réconciliés avec le Père. Nous ne devons pas avoir peur, c’est un amour qui nous rejoint et nous implique au point d’aller au-delà de nous-mêmes, pour nous permettre de reconnaître son visage dans celui de nos frères. Laissons-nous conduire docilement par cet amour et nous deviendrons miséricordieux comme le Père.

Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaît en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre.


Cantique évangélique : C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices.

Prière d'intercession

Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.

  1. O Seigneur, en ce jour, écoute nos prières

J'étais malade et vous m'avez visité ; j'avais faim et vous m'avez nourri ; nu et vous m'avez vêtu.

Donne-nous Seigneur le regard de la foi afin que nous sachions te voir en tous les pauvres et que notre cœur soit ouvert à toutes détresses. R.

Il a porté nos maladies. Il a pris sur lui nos blessures. Par ses souffrances nous sommes guéris.

Jésus Christ est venu guérir et sauver ceux qui étaient perdus. Afin que nous soyons attentives aux vrais besoins de notre monde et à l’écoute de ceux qui attendent une parole de consolation, prions le Seigneur. R.

Dieu s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté.

Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu. Ouvre nos yeux, Seigneur, pour que nous sachions voir les misères de notre monde, de nos proches et sachions leur apporter amour et tendresse. R.


Notre Père

Prions : Cœur de Jésus imprime en nos cœurs une image de ta grande miséricorde afin que nous accomplissions le commandement de l’amour. Envoie ton Esprit afin que nous soyons cœur de miséricorde. Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde, à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.